Qui sommes-nous ?
L'ANSM en bref
Nos engagements
Nos missions
Notre périmètre
Notre organisation
Déontologie et transparence
Publications institutionnelles
Rejoignez-nous !
Notre agenda
 
Disponibilité des produits de santé
Médicaments
Dispositifs médicaux
Vaccins
 
Vos démarches
Industriel
Organismes notifiés
Professionnel de santé
Patient
Chercheur

Diane 35 et ses génériques

PUBLIÉ LE 01/09/2020 - MIS À JOUR LE 10/06/2021
A+ A-
Suite à l’identification du risque thromboembolique de Diane 35 et de ses génériques, l’utilisation de ces spécialités dans l’acné est restreinte depuis 2013 aux situations d’échec des traitements locaux ou des antibiotiques. Retour sur la procédure de réévaluation du rapport bénéfice-risque de Diane 35 et de ses génériques.

Procédure de réévaluation du rapport bénéfice / risque de Diane 35 et ses génériques

Le risque thromboembolique

En février 2013, dans un contexte de réévaluation du rapport bénéfice/risque des contraceptifs oraux, l’ANSM lançait une procédure européenne concernant les spécialités contenant l’association acétate de cyprotérone 2 mg et éthinylestradiol 35 µg (Diane 35 et ses génériques), commercialisées en France depuis 1987, et a suspendu les Autorisations de mise sur le marché (AMM) de Diane 35 et génériques par mesure de précaution. Les données de pharmaco-épidémiologie montraient en effet un risque thromboembolique veineux multiplié par 4 chez les femmes recevant Diane 35, par rapport aux femmes ne prenant ni Diane 35, ni une contraception orale.

Qu’est-ce-que le risque thromboembolique ?

Le risque thromboembolique se caractérise par la formation d’un caillot qui circule dans le réseau sanguin et finit par boucher un vaisseau artériel ou veineux. Selon l’emplacement de cette occlusion, on peut observer :
  • une thrombose veineuse (par exemple une phlébite si l’occlusion survient au niveau de la jambe ou une embolie pulmonaire si l’occlusion survient au niveau des poumons) ;
  • une thrombose artérielle (par exemple un infarctus du myocarde si l’occlusion survient au niveau du cœur ou un accident vasculaire cérébral si l’occlusion survient au niveau du cerveau).

Arbitrage de la Commission européenne

L’arbitrage de la Commission européenne, rendu le 25 juillet 2013, a conclu à un rapport bénéfice/risque favorable de Diane 35 et de ses génériques. Nous avons donc levé les suspensions d’AMM en janvier 2014.

Néanmoins, en raison du risque thromboembolique connu, la Commission européenne a restreint l’utilisation de Diane 35 et de ses génériques au traitement de seconde intention de l’acné modérée à sévère liée à une sensibilité aux androgènes (associée ou non à une séborrhée) et/ou de l’hirsutisme, après échec d’un traitement topique ou de traitements antibiotiques systémiques, chez les femmes en âge de procréer.

La Commission européenne précise également que Diane 35 et ses génériques ont une action contraceptive et ne doivent pas être prescrits en même temps qu’un autre contraceptif hormonal.

Elle a par ailleurs demandé :

Documents d’aide aux professionnels et patients pour réduire le risque thromboembolique

Des documents, validés par les autorités de santé françaises et européennes dans le cadre du Plan de gestion des risques de Diane 35 et de ses génériques sont mis à la disposition des prescripteurs et des patients :
  • un document d’aide à la prescription listant les facteurs de risque thromboembolique, à consulter avant toute prescription, au même titre que le RCP modifié, et téléchargeable ci-dessous ;
  • une carte-patiente détachable de la notice alertant sur les signes de thrombose se trouve désormais dans les boites de Diane 35 et de ses génériques et est également téléchargeable ci-dessous.
L’ensemble de ces documents sont également téléchargeables sur le site Base de données publique des médicaments.

Le document d’aide à la prescription peut aussi être obtenu sur simple demande par téléphone auprès des laboratoires concernés.

Données de vente de Diane 35 et de ses génériques entre 2010 et 2020

En 2013, les ventes de Diane 35 et génériques en ville ont connu un infléchissement brutal, conséquence de la suspension d’AMM intervenue au mois de mai de la même année. Elles sont passées de 4 millions à moins d’1 million de plaquettes vendues par an. Entre 2014 et 2018, les ventes ont très peu progressé et se sont stabilisées à 1,3 million de plaquettes par an. Depuis 2019, l’inflexion amorcée se poursuit.

Documents téléchargeables

Pour en
savoir
plus