PUBLIÉ LE 23/03/2026
Chikungunya : l’ANSM poursuit la surveillance des effets indésirables du vaccin Ixchiq
Nous publions deux synthèses périodiques (du 2 au 30 juin 2025 et du 30 juin au 31 août 2025) présentant les résultats de l’enquête de pharmacovigilance au sujet des effets indésirables du vaccin Ixchiq, permettant d’actualiser les données analysées depuis le début de l’utilisation du vaccin en mars 2025.
Sur la période du 2 juin au 31 août 2025, aucun nouveau signal de sécurité n’a été identifié. La majorité des effets indésirables rapportés dans les cas déclarés correspondent à ceux déjà connus et documentés.
Depuis le début de la vaccination contre le chikungunya en France, l’ANSM assure une surveillance renforcée du vaccin Ixchiq, notamment à travers une enquête réalisée par les Centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV).Bilan actualisé de la surveillance du vaccin
Au total depuis le début de la vaccination, 62 cas d’effets indésirables, dont 21 cas graves ont été déclarés sur le territoire français. Sur la période couvrant les deux synthèses intermédiaires, entre le 2 juin et le 31 août 2025, 15 nouveaux cas d’effets indésirables dont 3 cas graves ont été déclarés.Les principaux effets indésirables graves rapportés dans les deux synthèses périodiques évoquent des symptômes similaires à ceux observés lors de formes graves d’infections au virus chikungunya (syndrome « chikungunya like »).
Il s’agit de déclarations tardives qui concernent des vaccinations réalisées avant le 28 avril 2025. Ces cas ont été rapportés majoritairement chez des personnes vaccinées dans des zones où la maladie circule activement (zones endémiques) ou en pleine épidémie, chez des sujets âgés de 65 ans et plus.
Les nouvelles synthèses intermédiaires ne révèlent pas de nouveau signal potentiel en France.
Un nouveau cas de mésusage liés à l’injection d’Ixchiq à des patients immunodéprimés a été déclaré.
Nous rappelons aux professionnels de santé qu’Ixchiq est contre-indiqué chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli (immunodéficientes ou immunodéprimées) en raison d’une maladie ou d’un traitement médical, comme le précisent son résumé des caractéristiques du produit (RCP) et sa notice.
Évaluation européenne
Les premières analyses de l’enquête nationale de pharmacovigilance avaient mis en évidence un signal concernant l’encéphalite et l’encéphalopathie. L’ANSM a partagé ce signal à l’Agence européenne du médicament (EMA) pour évaluation. L’analyse au niveau européen a permis de confirmer le risque d’encéphalopathie et d’encéphalite pour les personnes âgées ayant des maladies associées (comorbidités). Ces effets indésirables ont été ajoutés dans le RCP et la notice du vaccin Ixchiq.Courant janvier 2026, de nouvelles données provenant de pays hors d’Europe ont apporté des informations complémentaires concernant le risque connu de méningite aseptique. Ce signal a été déclenché à la suite d’un cas survenu chez un jeune adulte en bonne santé. A l’issue de cette nouvelle évaluation, le comité de pharmacovigilance (PRAC) de l’Agence européenne des médicaments a recommandé le 12 mars 2026, une nouvelle modification du RCP afin de préciser que des cas graves, tels que la méningite aseptique, peuvent également survenir chez des patients jeunes ne présentant pas de comorbidités.
Jusqu’à présent, la majorité des cas rapportés concernaient des personnes âgées de plus de 65 ans ou présentant plusieurs maladies chroniques.
Retrouvez les informations sur les vaccins contre le chikungunya dans notre dossier thématique.