Qui sommes-nous ?
L'ANSM en bref
Nos engagements
Nos missions
Notre périmètre
Notre organisation
Déontologie et transparence
Publications institutionnelles
Rejoignez-nous !
Notre agenda
 
Bulletin officiel des actes, décisions et avis
Décisions institutionnelles
Décisions liées aux médicaments
Décisions liées aux produits sanguins et autres produits biologiques
Décisions liées aux médicaments dérivés du plasma
Décisions liées aux dispositifs médicaux et dispositifs médicaux de diagnostic in vitro
Injonctions
Décisions de police sanitaire
Sanctions financières
Avis
 
Disponibilité des produits de santé
Médicaments
Dispositifs médicaux et dispositifs médicaux de diagnostic in vitro
Vaccins
 
Vos démarches
Industriel
Organismes notifiés
Professionnel de santé
Patient
Chercheur

Contraception

PUBLIÉ LE 26/09/2022
A+ A-

Contraception hormonale combinée (pilule, anneaux, patchs)

Les contraceptifs hormonaux combinés (CHC) contiennent à la fois un estrogène et un progestatif. L’estrogène le plus souvent utilisé est l’éthinylestradiol mais il peut aussi s’agir d’un autre type d’estrogène (estradiol ou estétrol). Les CHC sont disponibles sous forme de comprimés (« pilule » ou contraceptifs oraux combinés [COC]), de patchs ou d’anneaux vaginaux.

Contraception orale combinée (COC ou « pilule »)

Le recours à la contraception orale (progestative ou œstroprogestative) est en recul sur les 10 dernières années avec une baisse de 15 % environ. Cette diminution s’observe surtout pour  les pilules combinées œstro-progestatives (-36 %). A l’inverse, les ventes de pilules à base de progestatifs seuls ont été multipliées par deux entre 2011 et 2021.
La part des ventes de pilules œstroprogestatives (COC) à base de lévonorgestrel et norgestimate est d’environ 87 % en 2021 contre 53 % en 2011.

Anneaux vaginaux imprégnés à l’étonogestrel et l’éthinylestradiol

Les ventes de ces anneaux ont diminué depuis dix ans, avec une baisse d’environ 50 %.

Patch contraceptif

Le seul patch commercialisé en France est Evra (norelgestromine/éthinylestradiol). Depuis 10 ans, le recours au patch contraceptif est en baisse, avec une diminution des ventes d’environ 50 %.

Contraception hormonale progestative seule

Pilules à base de progestatifs seuls

Ces pilules contiennent uniquement un progestatif (lévonorgestrel, désogestrel ou drospirenone) et ont donc un profil de tolérance différent d’une pilule combinée. Les ventes de pilules à base de progestatif seul ont été multipliées par deux en 10 ans alors que celles de pilules combinées sont en baisse de 36 % environ..

Implant sous-cutané à l’etonogestrel (Nexplanon)

Nexplanon est une méthode hormonale sous forme d’implant, à base de progestatif seul (etonogestrel) posé pour un maximum de 3 ans.

Une étude épidémiologique récente d’Epi-Phare à partir des données du SNDS a évalué l’impact de la pandémie de Covid-19 sur la contraception en France et montre que le recours à l’implant contraceptif a diminué d’environ 16 % sur toute la période de l’épidémie (mars 2020 à avril 2021). En dehors de cette période, l’utilisation depuis les 10 dernières années est stable.

Dispositifs intra-utérins [DIU] (au lévonorgestrel ou au cuivre)

Les données de ventes montrent que depuis 2010, le nombre de DIU imprégnés au lévonorgestrel (DIU-LNG) est stable. L’utilisation des DIU au cuivre (DIU-Cu) est en augmentation constante ces 10 dernières années, avec une augmentation de l’ordre de 80 %.

Les DIU imprégnés au lévonorgestrel sont des méthodes de 2e intention après les DIU au cuivre. Ils DIU peuvent être posés chez des femmes n’ayant jamais eu d’enfants (nullipares/nulligestes). Cependant, la pose peut être plus douloureuse pour les nullipares.

À noter : la durée d’utilisation des DIU au lévonorgestrel varie de 3 à 6 ans et celle des DIU au cuivre de 4 à 10 ans.

Une étude épidémiologique récente d’Epi-Phare a montré que les utilisatrices de DIU-LNG sont plus souvent âgées de plus de 35 ans et ont plus souvent des antécédents gynécologiques en comparaison avec les utilisatrices de DIU-Cu.

Une étude épidémiologique récente d’Epi-Phare montre que la baisse du recours au DIU-Cu ou DIU-LNG est de 9 % environ pour chacun des DIU sur toute la période de l’épidémie de Covid-19 (mars 2020 à avril 2021).

Consultez les données de 2020 sur la contraception