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COVID-19 - Vaccins et femmes enceintes

PUBLIÉ LE 12/02/2021 - MIS À JOUR LE 24/09/2021
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Les femmes enceintes à partir du 2eme trimestre de grossesse sont, depuis le 3 avril 2021, prioritaires dans l’accès aux vaccins à ARNm (Comirnaty [Pfizer/BioNtech] et Moderna), en particulier si elles présentent une pathologie ou si elles sont susceptibles d’être en contact dans leur activité professionnelle avec des personnes atteintes de la COVID-19.

Le conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV) a proposé le 21 juillet 2021 que la vaccination pour les femmes enceintes qui le souhaiteraient soit possible au cours du premier trimestre de la grossesse.

Interrogée par le Ministère des solidarités et de la santé, l’ANSM considère, au vu des données disponibles, que la vaccination des femmes enceintes dès le premier trimestre de grossesse est possible. Cet avis a été élaboré sur la base des données issues de l’enquête de pharmacovigilance, des données fournies par les laboratoires et des données de la littérature scientifique.

Les études n’ont pas montré, à ce jour, de conséquences des vaccins à ARNm sur le déroulement de la grossesse. L’ANSM poursuit sa surveillance de la sécurité des vaccins, en lien avec les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV), avec un suivi spécifique des effets indésirables rapportés avec l’ensemble des vaccins chez les femmes enceintes.

Ce qu’il faut savoir

Les femmes enceintes qui présentent des comorbidités (surpoids, hypertension, diabète,…) semblent présenter un risque accru de développer une forme sévère de COVID-19, notamment au cours du 3e trimestre de grossesse.

Données sur les vaccins à ARNm (Comirnaty et Spikevax)

Les études conduites chez l’animal n’ont pas montré de conséquence sur le déroulement de la grossesse ou le développement de l’embryon ou du fœtus.
De même, les données cliniques ne mettent pas en évidence à ce jour de risque pour la femme enceinte et le futur enfant.
Aux Etats-Unis, à la date du 30 mars 2021, plus de 35 000 femmes avaient déjà reçu une première injection d’un vaccin à ARNm contre la COVID-19 (Pfizer/BioNtech 53,9 % et Moderna 46,1 %) au cours de leur grossesse. La fréquence des effets indésirables locaux et systémiques chez les futures mères est similaire à ce qui est observé dans la population générale.
Chaque nouvelle étude publiée fait l’objet d’une analyse lors de la revue de la littérature scientifique complémentaire à l’enquête de pharmacovigilance.

Données sur les vaccins à vecteur viral (Vaxzevria et Janssen)

Les études chez l’animal portant sur le vaccin Vaxzevria ne montrent pas d’effet nocif sur le développement du fœtus. En revanche, les données cliniques pour ce vaccin sont limitées chez les femmes enceintes et ne permettent pas d’exclure un risque.
C’est pourquoi le vaccin Vaxzevria, ainsi que le vaccin Janssen, ne sont pas recommandés à ce jour en France chez les femmes enceintes.

Résultats de l’enquête de pharmacovigilance

A ce jour, aucun signal n’a été identifié chez les femmes enceintes et allaitantes avec l’ensemble des vaccins contre la COVID-19 disponibles en France.

Pour en savoir plus :

En pratique

Les femmes enceintes, à partir du 2e trimestre (16e semaine d’aménorrhée), sont prioritaires pour accéder à la vaccination contre la COVID-19. La vaccination est possible dès le premier trimestre.
Les vaccins actuellement recommandés sont les vaccins à ARNm (Comirnaty ou Moderna).
Si une première dose a été administrée en début de grossesse, alors que celle-ci n’était pas encore connue, il n’existe aucun élément inquiétant à ce jour pour la mère et pour l’enfant à naître, quel que soit le vaccin.

Il n’existe pas d’étude sur le passage des vaccins dans le lait. Cependant, au regard de la vitesse de dégradation des ARN vaccinaux par l’organisme et des mécanismes biologiques de prise en charge des vaccins ARN, il n’est pas attendu d’effets liés aux vaccins chez le nourrisson et l’enfant allaités par une femme vaccinée. La décision de se faire vacciner ou non, dans ce contexte d’allaitement et surtout s’il existe des facteurs de risque, doit se faire en étroite concertation avec son médecin traitant, sa sage-femme ou son gynécologue.