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COVID-19 - Vaccins et femmes enceintes

PUBLIÉ LE 12/02/2021 - MIS À JOUR LE 10/12/2021
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Les femmes enceintes qui présentent des comorbidités (surpoids, hypertension, diabète…) semblent présenter un risque accru de développer une forme sévère de COVID-19, notamment au cours du 3e trimestre de grossesse.

Depuis le 3 avril 2021, toutes les femmes enceintes sont prioritaires, à partir du 2e trimestre de grossesse, pour accéder à la vaccination avec un vaccin à ARNm (Comirnaty des laboratoires Pfizer BioNtech et Spikevax du laboratoire Moderna).

Un suivi spécifique des effets indésirables (EI) chez les femmes enceintes et allaitantes a alors été mis en place dans le cadre du dispositif global de surveillance renforcé de l’ANSM en lien avec les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV). Ce suivi, qui est effectué à partir des déclarations réalisées par les professionnels de santé ou par les personnes vaccinées, porte sur l’ensemble des vaccins.

Le 21 juillet 2021, le conseil d’orientation stratégique de la stratégie vaccinale (COSV) a proposé que la vaccination pour les femmes enceintes qui le souhaitent soit possible au cours du 1er trimestre de leur grossesse.

Interrogée par le Ministère des solidarités et de la santé, l’ANSM a donné un avis favorable. Cet avis a été élaboré sur la base des données issues de son dispositif de surveillance renforcée des effets indésirable, des données fournies par les laboratoires et des données de la littérature scientifique.

Dès le 19 novembre 2021, le COSV recommande d’étendre l’indication de rappel aux femmes enceintes, compte-tenu à la fois de la bonne tolérance au vaccin et des risques inhérents de la maladie pour cette population.

Les études n’ont pas montré, à ce jour, de conséquences des vaccins à ARNm sur le déroulement de la grossesse.

L’ANSM poursuit son enquête de pharmacovigilance en temps réel sur la sécurité des vaccins. A ce jour, aucun signal n’a été identifié chez les femmes enceintes et allaitantes avec l’ensemble des vaccins contre la COVID-19 disponibles en France.

Vaccination des femmes enceintes : dates-clés 2021

Pour en savoir plus :

Les données disponibles en fonction des types de vaccin

Vaccins à ARN messagers (Comirnaty et Spikevax)

Les études conduites chez l’animal n’ont pas montré de conséquence sur le déroulement de la grossesse ou le développement de l’embryon ou du fœtus.
De même, les données cliniques ne mettent pas en évidence à ce jour de risque pour la femme enceinte et le futur enfant.
Aux Etats-Unis, à la date du 30 mars 2021, plus de 35 000 femmes avaient déjà reçu une première injection d’un vaccin à ARNm contre la COVID-19 (Cominarty 53,9 % et Spikevax 46,1 %) au cours de leur grossesse. La fréquence des effets indésirables locaux et systémiques chez les futures mères est similaire à ce qui est observé dans la population générale.
Chaque nouvelle étude publiée fait l’objet d’une analyse lors de la revue de la littérature scientifique complémentaire à l’enquête de pharmacovigilance.

Vaccins à vecteur viral (Vaxzevria et Janssen)

Les études chez l’animal portant sur le vaccin Vaxzevria (laboratoire AstraZeneca) ne montrent pas d’effet nocif sur le développement du fœtus. En revanche, les données cliniques pour ce vaccin sont limitées chez les femmes enceintes et ne permettent pas d’exclure un risque.
C’est pourquoi le vaccin Vaxzevria, ainsi que le vaccin Janssen, ne sont pas recommandés à ce jour en France chez les femmes enceintes.
A retenir
La vaccination est possible dès le premier trimestre et recommandée à partir du 2e trimestre (16e semaine d’aménorrhée).
Les vaccins actuellement recommandés sont les vaccins à ARNm (Comirnaty ou Moderna).
Si une première dose a été administrée en début de grossesse, alors que celle-ci n’était pas encore connue, il n’existe aucun élément inquiétant à ce jour pour la mère et pour l’enfant à naître, quel que soit le vaccin.
Les études n’ont pas montré, à ce jour, de conséquences des vaccins à ARNm sur le déroulement de la grossesse.
A ce jour, aucun signal n’a été identifié chez les femmes enceintes et allaitantes avec l’ensemble des vaccins contre la COVID-19 disponibles en France.

Le vaccin chez la femme allaitante

Il n’existe pas d’étude sur le passage des vaccins dans le lait. Cependant, au regard de la vitesse de dégradation des ARN vaccinaux par l’organisme et des mécanismes biologiques de prise en charge des vaccins ARN, il n’est pas attendu d’effets liés aux vaccins chez le nourrisson et l’enfant allaités par une femme vaccinée. La décision de se faire vacciner ou non, dans ce contexte d’allaitement et surtout s’il existe des facteurs de risque de faire une forme grave pour la mère, doit se faire en étroite concertation avec son médecin traitant, sa sage-femme ou son gynécologue.

Etude sur les femmes enceintes vaccinées contre la COVID-19 pendant leur grossesse

Une étude de cohorte prospective appelée « Covacpreg » a été mise en place en vue d’approfondir les connaissances sur les vaccins contre la COVID-19 en évaluant leurs éventuels effets indésirables, d’une part sur les femmes enceintes exposées et, d’autre part, sur l’enfant à naître.

Le centre de pharmacovigilance (CRPV) de Lyon, associé à celui de Toulouse, assure une évaluation de la sécurité d’emploi des vaccins contre la COVID-19 chez les femmes enceintes en recueillant des informations auprès d’elles après leur(s) injection(s) et après la naissance de leur enfant.

Les inclusions au sein de l’étude se poursuivent jusqu’au mois d’avril 2022.

Dans le cadre de notre collaboration avec les CRPV pour la surveillance des vaccins contre la Covid-19,  vous trouverez ci-dessous le lien pour plus d’information sur les modalités de l’étude gérée par les Hospices civils de Lyon et la marche à suivre si vous souhaitez y participer.
Consulter la page dédiée avec l’ensemble de la documentation sur le site des Hospices Civils de Lyon