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COVID-19 - Vaccins et femmes enceintes

PUBLIÉ LE 12/02/2021 - MIS À JOUR LE 31/05/2022
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Les femmes enceintes ayant contracté la Covid-19 ont plus de risques que la population générale de développer une forme grave de la maladie, d’être admises en réanimation et de nécessiter une assistance respiratoire. Par exemple, elles ont quatre fois plus de risques d’être admises en soins intensifs que les femmes du même âge qui ne sont pas enceintes. Et ce risque augmente au fil de la grossesse.

Les risques concernent également leurs nouveau-nés avec une augmentation du risque d’admission en soins critiques, de prématurité, de perte fœtal et de décès in utero.
A retenir
La vaccination contre le Covid-19, avec un vaccin à ARNm (Comirnaty ou Spikevax), est fortement recommandée pour les femmes enceintes.
Si une première dose a été administrée en début de grossesse, alors que celle-ci n’était pas encore connue, il n’existe aucun élément inquiétant à ce jour pour la mère et pour l’enfant à naître, quel que soit le vaccin (ARNm ou vecteur adénoviral).
A ce jour, aucun signal n’a été identifié chez les femmes enceintes et allaitantes avec l’ensemble des vaccins contre le Covid-19 disponibles en France.

Les données disponibles par type de vaccins

Vaccins à ARN messagers (Comirnaty et Spikevax)

Ces vaccins sont recommandés chez les femmes enceintes.

Les études chez l’animal n’ont pas montré de conséquence sur le déroulement de la grossesse ou le développement de l’embryon ou du fœtus.

Les données cliniques actuelles ne mettent pas non plus en évidence de risque pour la femme enceinte et le futur enfant. De même, les données portant sur d’importants effectifs n’indiquent pas d’augmentation du risque de fausse couche en cas d’exposition en début de grossesse.

Par ailleurs, lorsque de nouvelles études sont publiées dans la littérature scientifque, les centres de pharmacovigilance en charge du suivi spécifique des femmes enceintes les analysent, en complément des déclarations de pharmacovigilance. Les données sont également revues périodiquement au niveau européen.

Les autres vaccins (Nuvaxovid, Vaxzevria, Janssen)

Ces vaccins ne sont pas recommandés à ce jour en France chez les femmes enceintes.

En effet, si les études de ces vaccins chez l’animal ne montrent pas d’effet nocif sur le développement du fœtus, les données cliniques chez les femmes enceintes sont limitées.

Vaccination durant l’allaitement

Il n’existe pas d’étude sur le passage des vaccins dans le lait maternel.

Vaccins à ARN messagers (Comirnaty et Spikevax)

Ces vaccins peuvent être utilisés au cours de l’allaitement.

Les données observationnelles chez les femmes ayant allaité après la vaccination par les vaccins à ARNm (Comirnaty et Spikevax) n’ont pas mis en évidence d’effets indésirables chez les nouveau-nés/nourrissons allaités.

Les autres vaccins (Nuvaxovid, Vaxzevria, Janssen)

Les données cliniques sont limitées chez les femmes ayant allaité après la vaccination par le vaccin à vecteur viral (Vaxzevria et Janssen) ou le vaccin à protéine recombinante (Nuvaxovid). La décision de se faire vacciner ou non, dans ce contexte d’allaitement et surtout s’il existe des facteurs de risque de faire une forme grave pour la mère, doit se faire en étroite concertation avec son médecin traitant, sa sage-femme ou son gynécologue.

Etude sur les femmes enceintes vaccinées contre le Covid-19 pendant leur grossesse

Les données actuelles sur l’utilisation des vaccins à ARNm chez les femmes enceintes sont très rassurantes et ont permis de recommander leur utilisation dès le premier trimestre de la grossesse.

Pour approfondir ces données, une étude observationnelle est mise en place pour approfondir la compréhension du profil des risques des vaccins. Il s’agit d’une étude de cohorte prospective « Covacpreg » coordonnée par les centres de pharmacovigilance de Lyon et de Toulouse.  

Cette étude souhaite évaluer à tout moment de leur grossesse les éventuels effets indésirables des vaccins chez les femmes enceintes et les enfants à naître.

Les inclusions sont terminées depuis le 2 mai 2022.

Dans le cadre de notre collaboration avec les centres de pharmacovigilance, retrouvez sur le site des Hospices Civils de Lyon (HCL) les informations sur les modalités de l’étude et la marche à suivre pour y participer.
Consulter la page dédiée avec l’ensemble de la documentation sur le site des Hospices Civils de Lyon

Vaccination des femmes enceintes : dates-clés

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